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Prix summilux.net 2016, les résultats par gautier@summilux.net - 04/12/2016 - 09:00:00

Fabrice Catérini (alias El_Paparazzi) a remporté le Prix summilux.net 2016 avec son dossier intitulé « Bury me not » (Ne m'enterrez pas).



Le lauréat est né en 1982 dans la région lyonnaise. Passionné par les films de Stanley Kubrick et de Samuel Fuller, il valide d'abord un master de cinéma avant d'entrer en école de journalisme et de confirmer sa passion pour le reportage. En 2008, il participe à un atelier (workshop) avec Stanley Greene et son travail sur le métier de médecin légiste est finaliste du Grand Prix Paris Match du photoreportage étudiant. Pour la première fois aussi, il va au Liban et collabore avec la journaliste Claire Jeantet. Ensemble, ils publient dès lors leurs reportages réalisés à quatre mains sous le nom d'Inediz.
Fabrice travaille comme photographe de presse et, très vite, commence à réaliser en marge des évènements d'actualité des séries plus personnelles. Dans les coulisses du festival Lumière qu'il suit depuis sa première édition, il réalise des portraits intimistes, en N&B. Lors des célébrations de l'Achoura, fin 2010, il part au Sud-Liban avec son M7 et ses dernières Kodachromes. En 2015, c'est la stupeur de la population locale que Fabrice photographie après le crash de l'avion Germanwings dans les Alpes.
C'est la rencontre en 2010 avec des demandeurs d'asile irakiens, en transit à Istanbul, qui initie la dimension multimédia dans son travail. Il veut leur donner une voix et au fur et à mesure qu'il développe ce projet sur l'exil des Irakiens, en Turquie, au Liban, en France, en Suède, la vidéo s'impose aux côtés de la photo. En 2013, dix ans jour pour jour après le début de l'invasion américaine en Irak, il débute le tournage du webdocumentaire "My beloved enemy", consacré à ceux qui ont trouvé refuge aux États-Unis. La même année, il participe au lieu d'échanges et de rencontres "Transmission pour l'Image", dans le cadre du Festival international du photojournalisme "Visa pour l'Image" de Perpignan.
À partir de 2015, Fabrice commence une collaboration avec le site web de la revue National Geographic et réalise pour lui des vidéos sur des sujets variés, du retour des cigognes en Alsace aux dernières découvertes archéologiques sur le site de Pompéi.
Au printemps 2016, le lauréat du Prix summilux.net 2016 se rend pour la première fois à Bure. Il y retournera régulièrement dans les mois suivants et continue de suivre à distance ce projet depuis la rentrée. Il travaille actuellement sur deux nouveaux projets documentaires, en France et au Nigeria.
Les photos de Fabrice Catérini sont visibles sur le site d'Inediz, l'agence de presse et de production qu'il a créée en 2012 avec Claire Jeantet.

Voici ce qu'a ressenti le lauréat à l'annonce de son succès :

« Je suis honoré de recevoir ce prix et je remercie le jury d'avoir choisi mon reportage. Je suis impatient de le mettre à profit pour retourner à Bure et continuer ce sujet qui me tient à cœur et me semble nécessaire. "Bury Me not" est le principal travail photographique que j'ai réalisé cette année alors que je développe de plus en plus de projets vidéos. Sans commande ni garantie de publication, je l'ai mené à bien avec le soutien de mon agence, Inediz, et celui des acteurs engagés sur place. Ce prix attribué par Summilux fait sens dans mon parcours, car c'est un lieu d'échange qui a été déterminant dans mon apprentissage et le développement de ma pratique photographique. J'y ai trouvé certaines de mes optiques de prédilection avec lesquelles j'ai travaillé sur ce projet (Summilux 24 mm, Summicron 35 mm), mais aussi d'innombrables conseils et références. »

Fabrice viendra présenter "Bury Me not" lors de l'assemblée générale de l'association des Amis de summilux.net, qui aura lieu à Paris le Samedi 25 Mars 2017 (conformément à l'article 1.4 du règlement du Prix).

Un second prix a été attribué au dossier de Jean-François Morazzani (alias Joe), intitulé « Cuba, avant... ».



Jean-François Morazzani - bientôt 52 ans - n'a guère été tenté par les concours et autres défis, il a préféré se laisser guider par sa passion et le contact humain, parcourant une voie sociétale davantage dirigée vers le témoignage que vers la technologie des pixels ou l'esthétique des couchers de soleils. Ceci sans dénigrement, car il admet s'être également aventuré dans ces directions ! Il reconnaît même s'être perdu dans la course à la technologie, souhaitant faire toujours plus et mieux, ressentant cependant que ses photos ne le satisfaisaient pas...
Jean-François a donc vendu son matériel réflex encombrant pour se sentir libre d'aller au plus près des gens, muni d'un boîtier compact et de qualité : il dénicha un beau Leica M9 d'occasion et se souvient encore de son émotion quand il prit sa première photo "au télémètre", le 13 Avril 2013...
Citons son cri du cœur :
« Je ne savais même pas comment fonctionnait un télémètre mais je savais que je ne pourrais plus m'en passer. L'approche, la manière de photographier, le cadrage, le bruit du déclenchement, bref tout ce qui fait un Leica ! Depuis, nous sommes inséparables. »
Jean-François rend hommage à son professeur d'origine colombienne, Marcela Barrios, qui a ouvert son esprit, développé sa sensibilité et sa technique et lui a fait prendre confiance dans son exploration photographique de la rue.
Jean-François a mis a profit son nouveau matériel et ses progrès lors d'un voyage à Cuba avec un groupe de passionnés de photographie, parcourant une partie de l'île au plus prés de la population locale avec de grands moments de partage, hors des circuits touristiques : il a tiré de cette découverte la substance de son dossier.

Voici ce qu'a exprimé le second lauréat à l'annonce de son succès :

« (...) un grand merci pour ce prix qui me va droit au coeur.
Pour moi qui suis relativement novice dans le monde des télémètres, c'est donc une grande fierté d'être reconnu par des passionnés et des experts du monde "Leica".
Encore merci à vous tous, amis, professeur, summiluxiens et Cubains...
Ce prix je le dois donc aussi et surtout à tous ces Cubains qui nous ont ouvert leurs portes et surtout leur grand coeur.
Bonna sera a tutti !
»